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La baronne et le sac à vin ...
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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 13:18 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Il vaut mieux que je vous raconte une histoire plaisante car je sais bien que vous n'avez point envie d'écouter un sermon ou l'hagiographie d'un de nos saints.
Faites donc silence et écoutez ce qui va suivre. Vous allez entendre une aventure qui en vaut la peine. Inutile d'allonger l'entrée en matière ! Voici donc, sans plus tarder, le récit des mésaventures d'un maître es-vinasse et de sa muse ; vous l'aurez deviné, il s'agit d'Artadorus et de la rousse Baronne , Dame Ondine.

Tout commence aux premiers jours de l'été, dans la célèbre taverne tenue par le sémillant Maurin, "l'Aligot brûlant"

...
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 13:18 (2007)    Sujet du message : Publicité

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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 13:28 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Acte Premier : L'Aligot brûlant

Scène 1 : Artadorus, Arsène Buvard


[Dans la taverne]


Arsène Buvard

Ahhh l'Aligot! La taverne préférée d'Arsène! La seule qu'il fréquente ou y a pas besoin de regarder si tu t'assois dans la gerbe. En plus ça pue le parfum... Les riches ils se lavent pas mais pour faire croire qu'ils puent pas avec des mauvaises odeurs, ils font tout pour puer des bonnes odeurs. Le parfum donne souvent envi çà Arsène de péter... là ça à pas rater... Il reconnait le bellatre avec le chapeau à plumes... Il est déjà en train de se pisser dessus le couard... De toute façon Arsène s'en fou de sa gueule, aujourd'hui y a des places vides. Il pose son gros cul sur une chaise et commande un fût


Artadorus

Artadorus avait suivi son pote arsene, il était effondré, il avait appris le mariage d'anyenka, sa tendre anyenka, que faire pour l'oublier !! que dire !! que boire ! mais du vin biensur !
Arta se prit une bouteille et but à la bouteille a coté d Arsene

Ah ça fait du bien ! non dé diou !
Arta regarde à gauche puis à droite, la taverne était bien calme ça manquait de femelle !


Arsène Buvard

Niveau fréquentation, l'Aligot c'est vraiment mal fammé... Et Artadorus est tout triste le pauvre, il faut lui trouver une femme qui sache lui faire oublier Enka...
Arta j'ai bien réfléchit, la seule personne qui puisse te faire oublier Madùe Enka, c'est la vieille de Murat!


Artadorus

Artadorus leva le nez...
La vieille ? nan je reprends pas ce que j'ai déjà consommé.. pouah quelle tristesse
Artadorus était triste, trés triste, mais il eut le souvenir d'une jeune dame, elle fréquentait souvent cette taverne y parait, une certaine Ondine...
hey, tu connais Ondine ? bien faite hein ? tu crois que j'pourrai conclure avec elle mon bon vieux arsene ?


Arsène Buvard

Arsène pense d'Artadorus va encore se prendre un rateau, il pourrait ouvrir une boutique de jardinage... Mais il faut pas le décevoir...
T'sais moi les filles je connais pas trop, moi j'ai fait un voeux de je sais plus quoi du coup je mis interresse pas trop... Mais elle semble à ta porter. Dit t'il en se grattant les parties.


Artadorus
en écoutant Arsene le visage d'artadorus s'illumina...
Ah tu crois !!! ah merci mon brave arsène !!
Artadorus prit sa plume et un parchemin...
Citation :
Chere Dame Ondine,
je vous aime, vous êtes jolie et moi je suis beau aussi.
J'espere que vous répondrez à mon message mettez le collé sous la table du fond ! faudrait pas que votre mari le trouve !
votre amant
Arta

Ah je vais lui mettre une enveloppe sur le comptoir avec ça !!
Artadorus déposa la missive et but un bon verre de vin


Arsène Buvard
Artadorus va mieux! Ouf! Arsène est soulagé, il va pouvoir boire tranquille.
Pourquoi tu lui écris pas un poème? Les filles elles aiment bien quand ça rime... Si tu veux je t'aide!
Le gros moine prend un bout de papier
Citation :
Ondine ma Ondine
J'éme quand tu te dandine
Ondine ma Ondine
Tu sen méleur que les sardine

Puis fière de lui il montre sa création à son ami


Artadorus
Artadorus lit le document…

Citation :
Ondine ma Ondine
J'éme quand tu te dandine
Ondine ma Ondine
Tu sen méleur que les sardine

il ajouta deux lignes
Citation :
Ondine ma Ondine
Parait que dans les bois tu couines

AH t es un artiste mon arsene !! vraiment !
Il accrocha le petit papier à la premiere missive...
Bon ba ! 'jai bien bu ! j'espere qu'elle nous répondra ! on s'casse mon gros ?



Arsène Buvard

C'est toujours dure pour Arsène de sortir d'une taverne après juste un fût... Mais il va pas rester seule au milieu de la racaille noblière... Il paye le taulier, dit au revoir à l'assistance en lachant un rot, et suit son ami vers la sortie, en pensant à ces mots "AH t es un artiste mon arsene !! vraiment !" Un artiste... La classe... Pour sûr maintenant Arsène va se lancer dans la poèsie


Dernière édition par Clélie le Ven 27 Juil - 13:48 (2007); édité 2 fois
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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 13:38 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 2 : Bettym, Ophéliane, Ondine


[Dans le taverne, quelques jours plus tard...]

Bettym

Par cette belle journée, Bettym, après être passée à ses bureaux, avait envie de se désaltérer et se changer les idées. Malheureusement, ce qu'elle vit et entendit, ne lui plut guère.
Elle entra dans la taverne et alla s'installer à une table.

Bonjour Maurin, puis-je avoir une petite bière s'il vous plait ?
Elle prit les parchemins qu'elle avait encore en main et les lisaient avec beaucoup d'attention.


Ophéliane

Opheliane poussa la porte, l'air bougon, son petit serré contre elle malgré le poids qu'il commençait à prendre. Elle n'avait qu'une envie, s'asseoir et boire une chope... Elle leva alors la tête pour s'avancer vers le comptoir et vit Bettym attablée, en train de lire apparemment, l'esprit occupé dans tous les cas. Elle fit un signe de tête à Maurin sans prononcer une seule parole, sa façon dans ses mauvais jours pour signifier un simple salut... Il manquerait plus que ça. On entendant déjà bien assez son fils gazouiller et pleurer alors pourquoi aurait-elle à parler.
Le tavernier lui tendit une chope de bière. Elle s'en empara en marmonnant à peine un merci puis s'adossa au comptoir, observant Bettym.


T'as l'air préoccupée... b'soir ! Qu'est ce qui t'arrive ?

Puis sans la laisser répondre elle eut un sursaut. Le mariage... elle avait oublié... occupée à travailler, marmonner, voyager... pouponner... Elle se racla la gorge mais n'eut en rien l'air gêné même si intérieurement, elle ne se sentait pas très bien d'avoir raté l'évènement... Oh et puis, les églises, c'était pas pour elle, ni les festivités... Ils n'avaient rien raté de ne pas la voir au final.

Euh.. Bettym ? Je suis désolée, je n'ai pas pu venir hier, ni avant-hier... Toutes mes félicitations, j'espère que cela s'est bien passé...


Bettym

Bettym, toujours le nez dans ses parchemins, n'avait pas vu Opheliane arrivée à ses côtés.
T'as l'air préoccupée... b'soir ! Qu'est ce qui t'arrive ?
Elle releva la tête et avant même d'avoir la possibilité de répondre la jeune femme s'excusa de n'avoir pu venir. Bettym lui sourit et lui répondit sereinement.
Bonsoir Ophéliane et merci beaucoup... Tu sais, ce n'est pas dramatique que tu n'aies pu venir. Connaissant ton aversion pour les églises, je ne t'en veux nullement.
Et puis ce n'était pas ceci qui me préoccupait... J'ai entendu que l'on cherchait des soldats pour la protection rapprochée de la Duchesse. Cependant, j'ai du mal à comprendre toutes ces discussions pour une nouvelle garde. J'ai beau lire et relire les parchemins qui ont été déposés et approuvés par la Duchesse, je ne comprends pas pourquoi il faut toujours un nouveau corps d'armes alors que nous avons déjà tout ce qu'il faut pour la protéger.
Et maintenant je viens d'apprendre que cette supposée garde serait déjà abolie avant même d'être créée ? Tu as eu vent de tout ça toi ?



Ondine

Ondine sortait du Chateau, la nuit était tombée depuis longtemps déjà. Ses dossiers de mise en accusation l'avait retenue une bonne partie de la soirée et elle tombait de fatigue. Elle décida quand même d'aller faire un tour du coté de chez Maurin, à l'Aligot brûlant. Elle souhaitait voir comment allait le brave aubergiste et se disait qu'après tout elle prendrait bien une bonne bière bien fraîche tout en devisant avec le tavernier qu'elle appréciait pour son bon sens...
Arrivée aux abords de l'établissement, elle vit par la fenêtre que deux de ses amies de la Confréries devisaient. Une jeune mariée, une jeune mère et une jeune Procureur, voila qui risquait d'être intéressant pensa t'elle en souriant gaiement.
Elle passa la porte un grand sourire aux lèvres

BONSOIR TOUT LE MONDE !!!
S'approchant du comptoir, elle commanda une bière à Maurin. Celui-ci la salua avec sa courtoisie habituelle puis après un signe lui demandant de patienter, se pencha sous son comptoir et revint, l'air soucieux deux parchemins graisseux à la main. Les lui tendant l'air mauvais.
Bonsoir Dame Ondine. Comment allez-vous... Un instant j'vous prie, j'ai là d'sous mon comptoir, quequ'chose que ces deux faquins ont laissé pour vous ici... Pour sûr que c'est encor'une d'leur cochon'ries d'brigands ! T'nez r'gardez ça, savent même pas vous donner quequ'chose d'prop en plus ! J'vous sers vot bière pendant q'vous lisez !
Ondine prit les deux parchemins qu'on lui tendait et déroula le premier du bout des doigts... Elle lut les yeux ecarquillés la suite de rimes qui devait être un poème courtois dans l'esprit de l'auteur puis le second qui lui donna le nom de son auteur... Sa mine était devenue le reflet de sa colère.
MON AMANT ?!! Non mais, pour qui donc ce prend-t'il ce... Ce pourceau d'Artadorus !! Les filles !! Il faut que vous voyiez ça !!
S'avançant vers ses deux amies, pâle de rage, elle leur tendit les deux chiffons de papier
Citation :
Ondine ma Ondine
J'éme quand tu te dandine
Ondine ma Ondine
Tu sen méleur que les sardine
Ondine ma Ondine
Parait que dans les bois tu couines


Citation :
Chere Dame Ondine,
je vous aime, vous êtes jolie et moi je suis beau aussi.
J'espere que vous répondrez à mon message mettez le collé sous la table du fond ! faudrait pas que votre mari le trouve !
votre amant
Arta

Si je le trouve celui-là, il va voir de quel bois je me chauffe !! Foi d'Ondine !!


Bettym
Bettym et Opheliane discutaient de tout et de rien quand Ondine entra à l'Aligot, pleine d'entrain et se dirigea vers le comptoir pour commander de quoi boire.
Bonjour Ondine ! Comment vas-tu ?
Le procureur s'approcha de leur table tout en lisant les documents que Maurin lui avait donnés et elle fut effarée de la teneur de ses parchemins. Elle les tendit aux deux femmes qui les lirent. Bettym esquisça un sourire moqueur.
Quel courtisan et poète ! N'est-ce pas Ophéliane ? Tu vas avoir de quoi faire, Ondine... Tu sais, tu devrais le présenter à Bros, je suis sûre qu'ils s'entendraient à merveilles.


Opheliane
Opheliane écouta les préoccupations de sa consoeur. Garde... ducale... oui ça lui disait quelque chose mais vaguement.
Hum, y'avait une affiche sur la place un temps non ? Ce n'est pas ça ? J'avais trouvé l'idée ridicule et du coup j'ai repris mon chemin, je croyais que c'était une plaisanterie... Par contre, je comprend mieux l'agitation sur la place principale. Je connais quelques soldats qui ont du s'insurger non ?
Ondine entra à son tour, apparemment de bonne humeur jusqu'à ce que, d'un air outré, elle leur montre un parchemin. Opheliane le lit et se mit à éclater de rire. Elle en avait entendu parler de cet Artadorus mais là... C'était du grand art.
Et bien Ondine, quand on te dit que tu fais chavirer les coeurs. Pour les bois, Montluçon ou Montpensier ? Non que je sois là quand même... ça pourrait être amusant. J'ai hâte de l'entendre couiner...
Elle ferma les yeux un instant puis les rouvrit brusquement avec un sourire mauvais.
Si tu veux, on fait un autre poème en réponse...


Ondine

Encore excédée par ce qu'elle venait de lire, Ondine perçut à peine les paroles d'Ophéliane. Du bois... pour quoi faire du bois ?! Un bûcher... Oui, Ophéliane parlait d'un bûcher. Trop bon pour lui, Ondine songeait déjà à ses dagues dissimulées comme toujours dans ses chausses...
Si tu veux, on fait un autre poème en réponse...
Un poème tu dis ?! Mouai.... Pour le plaisir de le moquer. Mais s'il ose s'approcher de moi, je te jure qu'il trouvera autre chose qu'un poème... Nous pourrons le laisser à Maurin, il le lui donnera et ça l'incitera peut-être à repasser par ici ce présomptueux !
La jeune femme finit par s'asseoir près de Bettym et Ophéliane, se détendant un peu. Elle regarde tour à tour ses deux Consoeurs de la Confrérie.
Bien, comment allez-vous sinon mes amies ? Est-il indiscret de savoir de quoi vous discutez avant que je n'arrive ?! A la votre !!
S'emparant de la chope de bière que Maurin lui avait servie, le Procureur la leva avant d'y tremper les lèvres.


Dernière édition par Clélie le Ven 27 Juil - 13:49 (2007); édité 1 fois
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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 13:47 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 3 : Clélie, Bettym, Ophéliane, Ondine



Clélie

Clélie était bien résolue cette fois-ci de sortir du tribunal pour s'aérer. La perte de ses parents adoptifs, sa nouvelle charge, ne l'avaient pas encouragée à sortir, au contraire, elle s'était complue dans cette retraite studieuse. Mais c'en était assez! il lui fallait retourner à la vie de la cité.
Elle traversa la grand place, prenant son temps, respirant à plein poumon , se mêlant à la foule.
Elle arriva finalement devant la taverne dont elle n'avait pas franchi le seuil depuis bien longtemps, trop longtemps. Le tavernier Maurin ne devait pas apprécier de ne plus recevoir les visites qui étaient si fréquentes il y avait peu.
Clélie poussa la porte de l'Aligot. Elle y retrouva Bettym, Ophéliane et Ondine en grande conversation.
Bonjour mes dames! Comme c'est bon de revenir ici! Ondine, on ne se quitte plus à ce que je vois.
Clélie vit Maurin, toujours derrière son comptoir, jamais loin du tiroir caisse. Elle le rejoignit en affichant un large sourire.

Alors M'dame la juge, on s'décide enfin à descendre de son perchoir du tribunal pour venir me voir!
Cher Maurin! Oui, ça faisait longtemps que nous ne nous étions vus. Je suis navrée, mais j'ai eu bien à faire ...
Allez, j'vous en veux point. Et puis, j'ai su pour vos parents ... J'suis content d'vous voir. Qu'est-ce-que j'vous serre ?
Eh bien ... donnez-moi une bonne bière bien fraîche.
Maurin attrapa une choppe qu'il remplit d'une bière mousseuse et la tendit à Clélie qui se retourna vers le petit groupe visiblement bien affairé.
Alors, les filles ? Quelles nouvelles ? Vous me semblez bien occupées.


Ondine

Ondine sirotait tranquillement sa bière, quand son amie Clélie arriva. Elle aussi semblait bien décidée à se détendre un peu. Il est vrai que les deux conseillères avaient été bien occupées ces jours derniers... Une pause serait la bienvenue.
Lâchant sa bière, le Procureur salua le Juge

Ah ben, en effet, tu me suis à la trace, toi ! Tu as comme moi réussi à laisser un peu tes dossiers, Juge ?! Tiens... je vais te faire rire, assieds-toi d'abord...
Sa colère un peu atténuée, Ondine tendit les deux parchemins maculés de taches douteuses du bout des doigts, affichant un air mi-figue mi-raisin


Ophéliane

La jeune femme tendit Phoebus à Ondine d'un air qui n'admet pas d'autre choix et sortit un parchemin et tout ce qu'il faut pour écrire de sa besace pour poser l'ensemble sur la table, devant elle, un sourire en coin. Enfin de quoi s'occuper ! Elle prit d'autorité le parchemin d'Artadorus pour le relire sans oublier de jeter un coup d'oeil à Ondine de temps en temps et laissa surtout Bettym lui expliquer leur sujet de conversation avant son arrivée et son esclandre.
Elle était en train de réfléchir au thème et aux termes à employer quand ce fut au tour de Clélie d'entrer. Un vrai moulin, et justement le jour où elle venait. Décidément. Elle marmonna un bref "b'jour", puis un "Raconte ton prince charmant Ondine" et un "On parlait de la garde ducale aussi". Puis elle se renfrogna pour essayer de se concentrer, les mains sur les deux côtés de la tête, sans un regard alentour à présent.

"Tout le monde clame votre beauté..."
Non...
"Nul ignore..."
C'est mieux mais peut mieux faire...
Elle continua de réfléchir ainsi sans s'occuper des autres, relevant la tête de temps à autre sans oublier, bien entendu de boire sa chope à allure régulière.


Clélie

Clélie n'eut pas même le temps de prendre les parchemins que lui tendait Ondine qu'Ophéliane les avait récupérés et se penchait sur son feuillet, grattant fébrilement de sa plume sur la surface rugueuse du papier.
Piquée par la curiosité, Clélie se pencha un peu dans le dos d'Ophéliane pour découvrir le secret que renfermaient les morceaux de parchemin huileux.
Au fur et à mesure de sa lecture, le visage de Clélie s'éclairait pour finir dans une attitude hilare. La jeune femme ne put alors comprimer un grand éclat de rire et regarda Ondine qui semblait toutefois contrariée.

Eh bien ma belle, tu fais fureur! Je ne te connaissais pas un tel magnétisme sur la gente masculine. Bros va se faire des cheveux blancs ! Ha ha ha ha !
Clélie s'installa sur la première chaise qui se présentait, tentant de calmer son fou rire. Retrouvant peu à peu son calme, elle ajouta :
Allons, ma chère Ondine, il faut prendre tout cela avec le sourire. Si Artadorus se meurt d'amour pour toi, que veux-tu y faire ? Allez, je te taquine. Parlons donc d'autre chose et laissons Ophéliane lui faire belle réponse. Je suis sûre que ses talents de poetesse feront merveille.
Clélie reprit sa choppe et but quelques gorgées tout en jetant un regard malicieux à Ondine.


Bettym
Ondine calmée, Clélie arriva et vint s'installer à la table où les jeunes femmes discutaient des mots doux d'un certain Artadorus.
Bonjour Clélie... Tu as l'air aussi ereintée qu'Ondine. Vos boulots n'ont pas l'air de vous ménager !
Le poème passa des mains de Ondine à celles d'Ophéliane en passant par Clélie et le petit Phoebus fit le chemin inverse. Cela amusa beaucoup Bettym mais préféra ne rien dire au cas où Ophéliane se mettrait en rage et parte en laissant le petit sur les bras de la Procureur ou du Juge.
Alors que la poétesse réfléchit au texte mitonnée aux oignons pour l'homme épris de Ondine, Bettym demanda quelques renseignements sur cette fameuse garde.

Dites donc toutes les deux... vous pourriez m'expliquer pourquoi il y a eu toutes ses annonces sur une garde "privée" de la Duchesse. Je croyais que nous avions une des meilleures armées du royaume ! Les soldats ne voulaient pas être son garde du corps ? Elle chuchota cette dernière phrase de peur d'être entendue et fustigée par quelques clients espions.
Non, sans rire, c'était quoi ces affiches placardées partout ? Il paraît même que le recrutement est déjà terminé et que les gardes du corps sont déjà virés... C'est vrai ou est-ce encore des rumeurs ?
Bettym aimait bien savoir ce qui se passait dans son duché mais surtout avait une très grande qualité : sa curiosité !
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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 14:07 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 4 : Beths, Clélie, Bettym, Ophéliane, Ondine



Beths
Agacée, voila son état d'esprit. Beths se décida de se rendre dans une nouvelle taverne ... pourquoi pas choisir celle du duché ... A l'aligot ... le nom même lui mettait l'eau a la bouche
Elle s'y rendit et poussa donc la porte.
Et là, des visages lui étaient familiers, des personnes qu'elle avait déjà eu l'occasion de croiser maintes fois, mais en d'autres circonstances. Notamment un groupe de femmes où elle avait reconnu un visage.
Se posant un instant la question, elle se décida à aller les saluer

Bonjour Mesdames.
Je vois que je ne suis pas la seule à avoir eu l'idée de me détendre autours d'une bonne servoise
Beths souriait en disant cela. Puis je me joindre à vous?
Beths commanda sa bière en se disant qu'au pire elle irait s'installer à une autre table si ses dames avaient une conversation importante en cours à laquelle elle ne pourrait se joindre


Opheliane

Phoebus passait de bras en bras. Sa mère fronça les sourcils puis se replongea dans l'écriture de son parchemin, un petit sourire aux lèvres mais l'oreille toujours attentives aux propos de ses consoeurs. Elle répondit encore en marmonnant que "Bros avait déjà des cheveux blancs.. sisi, elle les avait vu rapidement la dernière fois qu'elle l'avait croisé dans un couloir," que "elle n'a pas tant de talent que cela vu le temps qu'elle met pour un si stupide poème", que "après tout, à présent que cette fameuse garde ducale est évincée, qu'est ce que ça peut leur faire ? On sera moins étonné à la prochaine initiative de ce goût là..." Elle haussa les épaules et se dit que pour la dernière remarque bougonne, elle était peut être la seule à songer cela dans la pièce.
Elle levait de temps à autre la tête afin de voir dans quels bras avait atterris son fils et, rassurée à chaque fois, elle la rebaissait pour se concentrer de nouveau.
La plume grattait le papier, la raturait, grattait de nouveau. Le chiffon qu'elle avait en main droite s'imbibait de temps en temps, sa main gauche passait de l'encrier à vélin afin de reprendre de l'encre... Puis se rendant compte de ce qu'elle faisait, elle inversa ses mains, espérant pour que personne ne l'ai vu. Elle écrivait rarement en taverne sauf à une certaine période et elle avait pour habitude de faire attention...
Elle échangea donc le chiffon et la plume, déplaça l'encrier de l'autre côté et se mit à écrire de la main droite à présent. Une fois écrit quelques phrases à la suite, elle releva la tête et se racla la gorge pour prendre la parole lorsqu'une autre dame s'adressa à elles. Décidément... On était jamais tranquille ici. Elle se retint de dire quoique ce soit et hocha la tête en signe de salut, laissant ses mots pour plus tard.



Bettym

Bettym, en pleine discussion avec les jeunes femmes, vit une personne qu'elle rencontrait souvent sans avoir eu l'occasion de discuter avec. Elle lui sourit et répondit à son salut.
Puis je me joindre à vous?
Voyant Ondine, Clélie et Ophéliane affairée, Bettym se leva et alla à sa rencontre.
Bonjour Beths, cela ne vous gène pas que nous allions nous assoir à une autre table ? Ces dames ont une affaire, comment dire ? un peu cahotique et je ne crois que Mme le Procureur apprécierait que nous les dérangions.
Elle joignit le geste à la parole et s'assirent toutes les deux à quelques tables des autres dames.
Voilà, nous serons bien mieux ici, vous ne pensez pas ? Elle l'observa et remarqua son agacement. Vous me semblez passablement énervée... Que vous arrive-t-il ? Puis-je vous aider ?


Ondine

Ondine avait passé Phoebus à Clélie ; penchée par dessus l'épaule d'Ophéliane, elle tentait de voir les progrès de la rédaction de la poésie dédiée à Artadorus... Le sourcil froncé, elle se disait que son amie semblait avoir du mal à trouver l'inspiration.
On ne peut pas dire que ce sagouin ressemble à Erato... La pauvre muse doit être bien agacée en voyant qu'on l'invoque pour un tel pourceau...
Une silhouette féminine apparût à la porte, la Procureur reconnu un des Maréchaux qui avait témoigné lors d'un procès récent. Elle la salua d'un signe de tête et avant qu'elle ait pu esquisser un mouvement, Bettym s'était déjà levée et entraînait la jeune femme à l'écart.
Comment ça se passe Ophél...
Un gamin hilare venait d'entrer, et tirait Ondine sans ménagement par la manche
M'Dame la Baronne ! Vot' Honneur !!! Vous devriez aller voir l'panneau !! Vous savez l'panneau qu'est au Chateau d'la Duchesse !! Ya vot époux qu'est d'vant et il fait une drôl'd'tête !! Un passant m'a lu l'affiche qu'il regarde ! C't'un poème pour vous dites !! ... Euhhhh... j'peux avoir une récompense ?! Hein dites...
L'enfant tendait la main plein d'espoir... Ondine se pencha vers lui portant la main à son escarcelle et le sourcil froncé par la nouvelle, lui tendit quelques piècettes en marmonnant...
Je ne suis pas Juge, mon petit ! Ne m'appelle pas "votre Honneur", Dame Ondine suffit bien ! Allez file ! Je vais voir ça !
Se redressant, la jeune femme se dirigea vers la porte au pas de charge...
Je reviens de suite !!


Beths

Bettym répondit en souriant à son salut, et lui proposa de s'installer à une autre table pour converser.
Acceptant par un sourire, elle suivi Bettym à une table quelque peu éloingée.

Voilà, nous serons bien mieux ici, vous ne pensez pas ?
Vous me semblez passablement énervée... Que vous arrive-t-il ? Puis-je vous aider ?

Oh! vous savez comme moi que le travail de la maréchaussée peut apporter son lot d'agacements! Mais là, j'ai des cas particulièrement déplaisants. Sans oublier les nouveaux arrivants. Bref assez parlé de tout ceci.
Puis-je vous offrir quelque chose? et échangeons sur nos différentes villes. Je n'ai jamais quitté Thiers, sauf pour venir aux bureaux de la prévoté. Parlez moi un peu du BA, vous semblez en connaitre tellement plus que moi.
Et connaissez vous toutes les personnes ici présentes?
Ah oui, et ne vous formalisez pas, je pose toujours beaucoup de questions ... déformation professionnelle
dit Beths en riant.


Bettym

Beths avait accompagné Bettym jusqu'à une autre table, la gratifiant d'un sourire tout en lui parlant de ses soucis à la maréchaussée.
Ne m'en parlez pas ! Un travail de longue haleine avec en plus aucune gratitude ou presque des villageois pour ce que l'on fait. Tenez, l'autre jour, j'ai même eu droit à des insultes parce que j'avais assigné une personne à domicile pour une vente d'épée illégale sur le marché...
Mais bon ! Nous n'allons quand même pas parler travail. Vous avez raison !

Puis-je vous offrir quelque chose?
et échangeons sur nos différentes villes. Je n'ai jamais quitté Thiers, sauf pour venir aux bureaux de la prévoté.

Volontiers, si vous me promettez que je pourrais vous offrir au moins une tournée à mon tour.
Elle lui sourit et aussitôt dit aussitôt fait, Maurin arriva avec deux verres à l'attention des deux maréchales. Elles remercièrent le tavernier et discutèrent dès qu'il fut retourner à son comptoir.
Elle leva sa chope et trinqua avec elle.

Merci bien Dame Beths pour cette bière. A la vôtre, au Bourbonnais Auvergne et à tous les maréchaux sans qui les lois seraient vite bafouées.
Elle dit cette dernière phrase en chuchottant comme si c'était un secret d'Etat.
Alors comme ça vous n'avez jamais voyagé pour le plaisir, profiter des belles villes du duché ! Elle se mit à rit et voyant l'incompréhension de Beths, elle continua... Je vais vous avouer une chose mais ne riez pas... enfin pas trop. Je vais vous faire une confidence, je suis comme vous. Je n'ai jamais quitté ma ville natale en dehors du travail. Ah non, j'ai fait un léger passage par chez vous lors d'un bal costumé mais n'ai pu malheureusement pas rester.
Ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais voyez-vous entre mon travail et celui de mon mari c'est un peu difficile de partir. Mais je ne désespère pas... Nous avons en projet de faire au moins le tour du BA. Quand ? C'est la grosse énigme !

Mais dites-moi, racontez moi un peu votre ville... Qu'y a-t-il à visiter ? Vous avez des coutumes particulières ? J'aimerai bien connaître un peu pour savoir à quoi m'attendre lorsque mon époux et moi viendrons vous rendre visite.
Parlez moi un peu du BA, vous semblez en connaitre tellement plus que moi.
En fait, le BA, je ne le connais que par procuration. Dès que je rencontre un voyageur, je lui pose une tonne de questions. Elle sourit. Eh oui ! J'ai malheureusement une grosse qualité la curiosité. Et par ce biais, je voyage par procuration.
Elle finit sa bière qui arrivait à la fin et fit signe à Maurin de leur en resservir une autre.
Et connaissez vous toutes les personnes ici présentes?
Ah oui, et ne vous formalisez pas, je pose toujours beaucoup de questions ... déformation professionnelle
Toutes les personnes ?! Je n'irai pas jusque là mais les dames avec qui j'étais tout à l'heure, oui. Mais vous les connaissez aussi, au moins deux... Nous travaillons avec elles.
Elle lui désigna une à une en lui indiquant leur nom...
Alors la dame rousse qui s'apprête à sortir est notre Procureur, Dame Ondine. La petite blonde, notre juge, Dame Clélie. La dame brune qui est assez renfrognée est Dame Ophéliane et le bébé qui passe de bras en bras est son fils Phoebus.
Voilà... quand aux autres clients malheureusement, je ne sais qui ils sont. Et ne vous inquiétez pas pour vos questions. J'aurai fait exactement la même chose.
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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 14:34 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 4 : Beths, Clélie, Bettym, Ophéliane, Ondine



Ondine

Ondine avait traversé la place presque courant. Elle voulait voir de ses yeux de quoi il retournait. Et elle vit. Pâle de rage elle tourna les talons et repartit sans autre commentaire vers l'Aligot.
Entrant en trombe, elle lança à Maurin un tonitruant

J'en ai marre de la bière, remontez un tonnelet de calva et servez-nous, Maurin !! Euhhh... s'il vous plait !
Affichant sa mauvaise humeur dans le flamboiement de ses yeux, la Procureur se tourna vers ses amies et c'est d'une voix glaciale et coupante qu'elle s'exprima
Artadorus, ce moins que rien, ce fol a remis ça ! Il a affiché un torchon au Château avec une poésie... enfin, il y a des rimes, pour l'art c'est autre chose... Le gamin tout à l'heure m'a dit que Bros a vu. Je suis étonnée qu'il ne soit pas encore ici pour m'en demander raison... Non seulement je risque d'avoir des mots avec mon époux mais je vais être la risée de tout le Bourbonnais-Auvergne.
Toujours aussi étrangement calme, Ondine pâle comme la mort s'empare d'un des gobelets de calva que l'aubergiste vient de poser sur la table en tremblant un peu et se tournant vers lui, d'une voix un peu radoucie
Maurin, si cet homme remet les pieds céans, je veux, vous m'entendez, je veux que vous me préveniez à la minute. Il va me rendre raison ce prétentieux !!
Au fur et à mesure des mots exprimés, c'est la colère qui sort elle aussi, libérant de son étreinte les nerfs mis à mal de la jeune baronne. Le ton se hausse et l'énervement se manifeste. Ondine se lève son gobelet toujours à la main, s'agitant en faisant les cent pas dans la salle sans se préoccuper d'être observée.
Je le ferai rôtir comme un chapon ! Je jetterai ses cendres dans la première bauge venue, c'est là sa place !! Comment ose-t'il se dire mon amant !! Comment ose-t'il seulement imaginer pouvoir porter ne serait-ce qu'une main sur moi ?! Je vais le... grrrrrrr...


Clélie

Clélie s'était retrouvée comme une idiote avec le mouflet dans le bras sans même avoir le temps d'exprimer une quelconque désapprobation.
Elle ne put toutefois s'empêcher de faire entendre un fort soupir auquel ni la mère, trop absorbée par ses vers, ni le fils ne prirent garde. Quant à Ondine, elle avait tôt fait de filer, profitant de l'arrivée et de l'appel pressant d'un gamin de la ville.
Se renfrognant, Clélie prit place sur une chaise, encombrée qu'elle était par le bébé. Phoebus semblait, malgré l'accueil peu chaleureux de la jeune femme, apprécier le confort de ses bras. Elle le regarda, sourcils froncés. Il avait bien poussé le marmot et forci !
Comme Clélie cherchait moyen de se débarrasser de son fardeau, qui s'était mis à baver allègrement sur son surcot, Bettym parut dans la taverne.
Clélie n'eut la force de répondre à ses questions, et ponctua chacune d'elle par un nouveau soupir.
Finalement la porte de la terverne s'ouvrit de nouveau. Clélie reconnut la maréchale Beths. Bettym la rejoignit à une autre table où elles devisaient vivement.
Considérant qu'elle n'était vraiment pas faite pour pouponner et supporter plus longtemps les gargouillis baveux du petit être qui se tortillait dans ses bras, Clélie se leva et se rapprocha de la table de Bettym et Beths.

Bonjour Dame Beths. Comment allez-vous depuis que nous nous sommes vues au tribunal ? Vous vous rappelez, les deux procès où vous avez témoigné dernièrement, deux procès pour un même accusé ... bref, ne parlons pas travail ...
Clélie s'assit sur une chaise restée libre à côté de Beths.
Dites-moi, vous aimez les enfants ? Tenez, je vous présente Phoebus, le fils d'Ophéliane.
Elle redressa l'enfant pour mieux le montrer. Et d'un ton faussement enthousiaste, elle ajouta
N'est-t-il pas adorable ? Tenez, prenez-le, je suis sûre que vous savez y faire avec les petits.
Sans attendre ni approbation ni refus, Clélie posa derechef le bébé sur les genoux de Beths. Puis, dans un soupir de soulagement, elle se renversa contre le dossier de sa chaise.
Maurin ! Une autre bière ! Et resservez donc toutes ces dames !
C'est alors que dans le fracas de la porte violemment ouverte, Ondine revint, furieuse, le visage rouge de rage. Son entrée tonitruante ne manqua évidemment pas d'effrayer Phoebus qui offrit un concert de cris accompagnant les éclats de colère de la baronne.
Et dire que j'étais venue là pour goûter un peu de distraction, se lamenta en silence la jeune femme qui se tassa un peu plus sur sa chaise, ne se concentrant plus que sur la chope que venait de lui apporter Maurin.



Opheliane

Au moment où Opheliane allait relever la tête pour dire à Ondine qu'elel avait fini, elle vit cette dernière repartir à la vitesse... d'une baronne en colère... Du même coup, elle continua de se concentrer sur son parchemin, laissant Phoebus dans les bras d'une Clélie soupirante et se levant pour faire la conversation à la table d'à côté.
Elle ajouta quelques vers, améliora encore un autre lorsque le Procureur refit son apparition sous forme cette fois ci d'une furie, une vrai... La jeune mère leva la tête vers elle, se demandant encore ce qu'il lui arrivait.

Je le ferai rôtir comme un chapon ! Je jetterai ses cendres dans la première bauge venue, c'est là sa place !! Comment ose-t'il se dire mon amant !! Comment ose-t'il seulement imaginer pouvoir porter ne serait-ce qu'une main sur moi ?! Je vais le... grrrrrrr...
Elle imagina d'autres vers sur cette base ci...
Artadorus oh Artadorus !
Tu es aussi bon qu'un chapon
Grillé, roti, à point et pas plus
Sur le bûcher de ma raison.

Artadorus oh Artadorus !
Tes cendres flotteront sur l'eau
Du premier bauge à typhus
Comme ta cervelle de moineau...

Artadorus oh Artadorus, franchement,
Difficile de trouver des rimes en us,
Typhus, motus, puces, non sincèrement,
Je préfère encore le mot latin, minus...

Artadorus oh Artadorus !
Fais toi l'amant de ton confrère
Le moine remplit de puces,
Et laisse nous notre baronne à crinière...

Elle jeta un regard en coin vers Ondine, se demandant ce qu'elle en pensait...


Beths

Beths conversait agréablement avec Dame Bettym. Elle fut étonnée d'apprendre que sa consoeur n'avait pas plus voyagé qu'elle
Ah la maréchaussée ... je constate que nous sommes sérieuses dans le travail qui est le notre! Et que nous ne pouvons profiter de différents voyages au sein de notre duché ... quelle tristesse!
Enfin, personne ne pourra nous reprocher notre assiduité
dit elle en riant!
Mais dites-moi, racontez moi un peu votre ville... Qu'y a-t-il à visiter ? Vous avez des coutumes particulières ? J'aimerai bien connaître un peu pour savoir à quoi m'attendre lorsque mon époux et moi viendrons vous rendre visite.
Par où commencer? Je parcours tellement cette ville que je ne sais plus trop. Il m'est difficile de comparer aux autres ne les connaissant pas. Bien faisons le tour : des tavernes, la place du villages, diverses échoppe, ... ah si!!! un lieu magique : le lac au fées ... c'est inexplicable, il faut y aller pour comprendre ... on en revient plus serein ... ensuite un très beau jardin ... notre orphelinat a brulé il est en reconstruction, une herboristerie ....
Beths fut interrompue par Dame Clélie qui vient les rejoindre, Dame Bettym et elle-même à leur tablée.
A son arrivée, elle salua celle-ci

Bonjour Dame Clélie
Cette dernière, tout en s'asseyant avec un marmot dans les bras poursuivait sa diatribe. Un réflexe de juge sans aucun doute, tout comme elle-même n'arraitait pas de poser des questions. Mais pour une fois, elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche un instant qu'elle se retrouva avec ledit marmot, Phoebus apparemment, sur les genoux! Me voila bien
Euh ... bien que j'ai effectivement l'habitude des enfants étant l'ainée d'une nombreuse famille, cela fait une éternité que je ne me suis pas occupée d'un bébé, et je ne suis pas sure d'être la personne qu'il vous faut ma Dame dit Beths à Dame Clélie qui se détendait en sirotant une bière .
Elle n'eut pas le temps d'en dire davantage que la porte se rouvrit violamment, qu'une furie se mit à hurler et a gesticuler dans tous les sens, et qu'évidemment le marmot participant à l'entrain général se mis à son tour à brailler!
L'on m'avait dit que l'Aligot était animée, c'est même au dela de mes rêves les plus fous!
Elle adressa un regard désolé à Bettym puis à Clélie ... et essaya de calmer le bambin en lui parlant doucement.
Autant parler à un mur, elle aurait eu plus de succès ... le bébé pleurait plus ardemment encore!

Quand soudain, Dame Ophéliane se leva et déclama des vers. Aussitôt son fils se tut pour écouter attentivement sa mère.
Beths n'avait jamais vu cela!!!! Il faudrait qu'elle demande à cette Dame comment elle arrivait à calmer son fils par sa voix seule!
Une fois qu'elle eut fini la lecture de son poème, pamphletique à souhaits, elle se leva, se rapprocha d'elle et lui tendit son fils.

Dame je vous rends votre enfant, il semble plus touché par votre voix que par la mienne.
C'est un bien beau garçon, avec une voix ... hum ... tonitruante ... il pourrait diriger une armée avec un tel instrument!
dit Beths en souriant.
Elle retourna ensuite s'asseoir à sa place précédente et demanda aux deux Dames présentes
Pfiou!! Dites moi est-ce toujours ainsi?
J'aurais pensé que les dignes représentants de notre duché était plus ... comment dire ... plus ... enfin moins .... enfin ... plus sereins!
En fait, Beths ne savait pas du tout comment étaient les membres du conseil, puisqu'en dehors de son travail, elle ne les avait jamais cottoyés, à l'exception d'un seul, dans son enfance, ce dont à la réflexion, elle se serait bien passée!
Et quelle est cette histoire avec cet Artadorus? Qui est ce?
Elle imita Dame Clélie, et bu une bonne lampée de sa cervoise.


Ondine

Vitupérante, excédée, s'agitant encore et toujours ignorante de ce qui l'entoure, Ondine avale d'un trait son gobelet de calva avant de se rendre compte qu'Ophéliane déclame des vers qui reprennent ses mots... Soudain muette, la jeune femme laisse sa colère retomber aussi vite qu'elle était montée en elle. La teneur de l'ode, persiflante à souhait que récite les yeux fixés sur son parchemin sa sombre et caustique amie lui plaît suffisamment pour que les flammes de la colère laissent place aux étincelles de gaieté qui habitent habituellement ses prunelles vertes. La mercuriale offusquée lancée à pleine voix à l'adresse d'Artadorus laisse place à un grand rire éclatant de triomphe.
Ophéliane, mon amie, un jour tu auras ta place au Panthéon des Troubadours du Royaume, je te le prédis ! Maurin !! Servez une tournée à ces Dames ! Si les deux coureurs de chemin reviennent vous aurez quelque chose à leur donner de ma part, mon brave tavernier. Qu'ils prient Aristote de ne pas se trouver sur mon chemin toutefois...
Un dernier sursaut de colère à l'évocation des deux brigands puis sur un soupir satisfait, Ondine un gobelet plein à la main vient s'asseoir près de ses amies ; tout en câlinant du bout des doigts la frimousse maintenant souriante de Phoebus qui a retrouvé sa mère, elle susurre d'une voix mielleuse et pleine de malice...
Dis Ophéliane... Tu n'as pas oublié de bien le fournir en voix ton rejeton, digne fils de sa mère ma foi !


Bettym

Bettym écoutait avec attention Beths sur ce qu'était la vie des Thiernois quand Clélie arriva Phoebus au bras. Elle semblait embarrassée et imaginait bien ce qu'elle pouvait penser. Elle sourit à son approche très prévisible quand elle s'adressa à Beths...
Dites-moi, vous aimez les enfants ? Tenez, je vous présente Phoebus, le fils d'Ophéliane...
N'est-t-il pas adorable ? Tenez, prenez-le, je suis sûre que vous savez y faire avec les petits.
Elle riait intérieurement quand elle vit Beths avec le bébé. Le pauvre petit, pensa-t-elle, tout le temps trimbalé de bras en bras... C'est à ce moment qu'entra Ondine, encore plus furieuse que lorsqu'elle lut les poèmes à la taverne. L'enfant se mit à hurler. On aurait dit qu'ils criaient plus l'un que l'autre pour se faire entendre. Beths ne savait plus quoi faire... Bettym essaya de détourner l'attention de l'enfant mais en vain et fit une grimace d'impuissance.
L'on m'avait dit que l'Aligot était animée, c'est même au dela de mes rêves les plus fous!
Et encore ! C'est une journée calme ! dit-elle tout sourire.
Ce fut alors qu'Ophéliane se leva et déclama ses vers à l'attention de l'assistance. Sa voix eut comme un effet calmant. Tout le monde se tut et l'écouta religieusement. Quand la poétesse s'arrêta, le silence fut brisé par Ondine qui éclata de rire. Bettym était abasourdie par les vers mais surtout par le talent qu'Ophéliane était capable en si peu de temps. Elle en restait bouche bée.
Pfiou!! Dites moi est-ce toujours ainsi?
J'aurais pensé que les dignes représentants de notre duché était plus ... comment dire ... plus ... enfin moins .... enfin ... plus sereins!

Elle sortit de sa stupéfaction en entendant Beths.
Non, ce n'est pas toujours ainsi, ça peut être pire mais rarement moins... elle se mit à rire en connaissant un peu la fougue qui animait ses consoeurs. Si vous venez souvent ici, vous pourrez vous rendre compte que malgré leurs fonctions, ces dames sont avant tout des amoureuses de notre cher duché et ne lui veulent que son bien. Quitte à se fâcher pour affirmer ses idées, n'est-ce pas Dame Clélie ?
Et quelle est cette histoire avec cet Artadorus? Qui est ce?
Elle prit une gorgée avant de continuer...
En fait, d'après ce que j'en sais, c'est un gueux qui aurait fait des avances à Dame Ondine par poème... enfin si on peut appeler ce qu'il a écrit "un poème". Je n'en sais pas plus. Je ne crois même pas l'avoir rencontré. Vous pouvez imaginer dans quel état cela a pu mettre la Procureur...


Opheliane

Opheliane but une bonne gorgée de la bière posée à côté d'elle et récupéra son fils dans les bras. Elle fit un léger hochement de tête à celle qui lui rendait. Elle souriait en écoutant Ondine éclater de rire. Effet réussit alors...
Crois-tu qu'Artadorus rira de la même manière ? J'ai hâte de savoir ça... Il faudra leur donner puis... l'afficher à la vue de tous, comme ça on lui rendra la monnaie de sa pièce...
Elle but de nouveau, remonta Phoebus sur sa hanche.
Panthéon, Panthéon... mouais n'exagère pas, c'est de l'improvisation donc... pas vraiment talentueux pour le coup...
Oh Phoebus ? Je le force à crier autant qu'il peut pour qu'il ne perde jamais le coup... Il me ressemble pas trop physiquement, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas qu'il est mon caractère et ma voix... quand même...
La jeune femme fit le tour de sa table, son fils et son gobelet à la main et vint s'asseoir à côté des autres dames.
Bon, c'est pas tout mais... on fait quoi maintenant ? Avant l'irruption de notre furie préférée, vous parliez de quoi mes dames ?
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Clélie
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Message Posté le : Ven 27 Juil - 14:41 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 5 : Bros, Beths, Clélie, Bettym, Ophéliane, Ondine




Bros

La porte de la taverne manqua de voler en éclats alors que le Baron de Villemontée y fit sa bruyante apparition, un parchemin abîmé à la main. Son visage était rougi par une apparente colère qui ne se contentait donc pas de déformer ses traits ; il ne regarda personne, son oeil venant directement se fixer sur la personne qu'il cherchait depuis de longues minutes ; son épouse, évidemment. Il éructa :

Me dira-t'on ce qui se passe ici ? Et que fait ce... ce torchon... placardé sur les murs du Château ?!?

Il secoua le "torchon" en question, n'attendant nulle réponse pour renchérir.

Pensez... Ce n'était pas sans un certain plaisir que je me rendis compte qu'un troubadour un peu audacieux avait osé afficher son oeuvre en lieu et place des quelque peu rébarbatives informations officielles que l'on voit là d'habitude ; mais lorsque je m'approchai pour en goûter le contenu...

Il agita un peu plus frénétiquement le parchemin ; reprit son souffle. Là, il sentit tous les regards plus ou moins intrigués posés sur lui. Il poursuivit sans s'en soucier outre mesure.

... Pouah... plutôt que de poésie, je ne trouvai que... ce... un animal doté de la faculté d'écrire n'aurait fait mieux, ni pire...

Le parchemin, froissé depuis en une boule compacte (et légèrement humide), continua sa rebondissante existence sur une table de l'Aligot, non loin d'Ondine.

M'expliquera-t'on cela ? Et qui peut bien se permettre d'afficher en place publique ce genre de... de... pouah... Qui faut-il donc faire battre ?!?

Quand Bros mettait ainsi ses poings sur ses hanches, ce n'était jamais bon signe.



Ondine

-"Crois-tu qu'Artadorus rira de la même manière ? J'ai hâte de savoir ça... Il faudra leur donner puis... l'afficher à la vue de tous, comme ça on lui rendra la monnaie de sa pièce... "

" - Excellente idée... Maurin nous racontera sa réaction. N'est-ce-pas Maur..."

Une porte qui s'ouvre à la volée allant battre contre le mur, du bois fendu sous la violence du choc provoqué par le fou furieux qui vient d'envahir la taverne... Ondine sursaute et se tourne prête à hurler à nouveau quand elle reconnaît le "fou furieux" en question. Pâleur subite...

Me dira-t'on ce qui se passe ici ? Et que fait ce... ce torchon... placardé sur les murs du Château ?!?
Pensez... Ce n'était pas sans un certain plaisir que je me rendis compte qu'un troubadour un peu audacieux avait osé afficher son oeuvre en lieu et place des quelque peu rébarbatives informations officielles que l'on voit là d'habitude ; mais lorsque je m'approchai pour en goûter le contenu...
... Pouah... plutôt que de poésie, je ne trouvai que... ce... un animal doté de la faculté d'écrire n'aurait fait mieux, ni pire...


Froncement de sourcils puis envie irrépressible d'éclater de rire à nouveau au souvenir des vers d'Artadorus et à la pensée de ce qui attend l'amoureux éploré. Seulement, voila.. La boulette de papier lancée dans sa direction qui atterrit sur une table et roule jusqu'aux pieds d'Ondine comme une accusation est loin d'avoir l'effet sans doute escompté par l'époux furibond. La pâleur devient jolie couleur de coquelicot fraîchement éclos du matin et se fait l'annonciatrice de nouvelles tempêtes si on note l'éclair de colère qui vient de faire son apparition dans le regard vert braqué sur le Baron

" - Gardez-vos torchons pour vous, Messire mon époux ! Comment osez-vous ?! Me pensez-vous assez sotte pour accepter d'un amant éventuel qu'il me mette dans une telle situation ?! Me prenez-vous donc pour une cruche qui irait choisir ses amants dans une bauge à cochons ?! JE N'AI PAS D'AMANT !! "

Au comble de l'exaspération, la Baronne vient se planter devant son époux, et l'imitant, pose ses deux poings sur les hanches, levant son visage vers lui et continuant de plus belle... La meilleure défense c'est l'attaque. A condition que ça ne soit pas elle qui soit attaquée...

" - JE N'AI PAS D'AMANT, TU M'ENTENDS ??? Cet Artadorus va payer pour la honte que j'éprouve, crois-moi !"

Se précipitant vers la table attrape d'une main rageuse les poèmes déposés à la taverne et retournant vivement devant Bros, les lui jette à la tête

" - Et ce n'est pas tout !! Comme tu peux voir ! Il m'inonde de ses démonstrations puantes !! Sans compter les rumeurs qui courent au travers de tout le Duché ! Que fera mon époux ? Il me croira et vengera mon honneur ou portera foi à ces torchons ?!"


Clélie

Le spectacle fut complet lorsqu'Ophéliane se mit à déclamer les vers qu'elle venait d'écrire à l'attention d'Artadorus. Chose exceptionnelle, la voix de la poetesse apaisa dans l'instant les hurlements du petit Phoebus qui maintenant fixait sa mère avec une intensité rare.

Enfin, la taverne retrouvait son calme. Clélie s'amusa beaucoup de la bluette imaginée par Ophéliane tout en continuant à siroter sa bière.

Mais il était dit que ce moment de béatitude ne durerait pas. Nouveau fracas de porte, bois qui craque et éclate sous la force du coup, Bros, furibond, campé à l'entrée. Clélie ouvrit de grands yeux étonnés à la vue de son parrain, le visage rendu rouge ... non, cramoisi par la fureur. Jamais elle ne l'avait vu ainsi. La surprise l'avait tellement saisie qu'elle en avait lâché sa choppe qui se renversa sur le sol et faillit en tomber de sa chaise.

Querelle d'époux en perspective, il ne faisait pas bon rester dans le secteur. Les éclats de voix retentirent de nouveau, et voilà qu'Ondine et Bros se faisaient face pour un explication conjugale qui ne manquerait pas de sel.

Clélie s'enfonça un peu plus dans son siège, observant la scène, mi-amusée, mi-inquiète.



Bros

Mais....?

Il se trouva tout décontenancé en voyant Ondine jaillir de son siège avec forces vociférations, puis lui jeter à la tête divers papiers, qu'il esquiva avec plus ou moins de bonheur. Il était juste venu chercher un nom sur lequel fixer sa rage, et il ne récoltait que colère à son tour, comme s'il fût responsable de la situation.

Profond, profond abattement. Ses épaules s'affaissèrent doucement. Il prit une forte inspiration.

Dehors, les rues étaient calmes, de l'harmonie naturelle d'une ville en mouvement. Un vieux chien, posté à l'entrée de l'Aligot, sortit de sa sieste, se leva péniblement, puis retourna se coucher quelques mètres plus loin.
Un hurlement terrible vint soudain troubler cette quiétude :


Comment ça ?!? Mais j'espère bien que tu n'as pas d'amant, ma jeune amie !!!...

Les yeux exorbités, il écoutait, dans un bel effort de maîtrise de soi, son épouse qui lui expliquait d'une manière assez anarchique la situation telle qu'elle était. Ainsi donc, il s'agissait d'Artadorus, ce maraud dont la seule utilité jusque là lui avait paru être de transporter germes et infections d'un endroit à un autre. Il ne put dissimuler une grimace de dégoût.

Bros semblait avoir retrouvé son calme, et sa lucidité avec ; mais les apparences sont trompeuses, et le vieux fauve n'est jamais si dangereux que lorsqu'il semble apaisé.

Le regard qu'il adressa à Ondine ne présageait rien de bon. Il mit sa main à la dague qu'il avait emmené avec lui (chose rare).


Bien, bien... Chaque chose en son temps, et un problème à la fois... Qu'on me dise ici où trouver ce fourbe, ce gueux, ce rustre mal fini, que j'aille l'enfiler prestemment de mon... de ma dague.
Il ne sera pas dit que mon nom soit associé à pareil déshonneur, foi de Villemontée...



Ondine

Comment ça ?!? Mais j'espère bien que tu n'as pas d'amant, ma jeune amie !!!...

Yeux qui se ferment sous la violence des mots éructés et qui se rouvrent marqués de l'arrondi de l'étonnement sous la soudaineté de l'interpellation. La mâchoire s'abaisse, pour le coup, Ondine reste un moment coite, visiblement décontenancée par l'attitude de son époux.

Après l'explosion le calme retrouvé, mais le regard reçu, laisse une impression de représailles proches à la jeune femme et la menace latente est loin de lui plaire. Après tout, elle n'est pour rien du tout dans l'amour que semble lui porter cet idiot d'Artadorus... Et voilà que le Baron se met en tête d'aller lui-même porter vengeance, lui qui sait à peine monter à cheval et n'a jamais de sa vie manié l'épée... Appréciant malgré tout que son râleur d'époux décide d'agir, Ondine se mord les lèvres pour ne point montrer ce qu'elle pense des qualité de Bros en ce qui concerne tout ce qui touche à autres chose que les parchemins de lois. L'explosion de rire se fait menaçante et n'aurait conséquence qu'une rage encore plus grande de Villemontée ; Ondine décide donc de briser là, la scène de ménage et cherche une échappatoire pour se retirer dignement.

Aristote est avec elle puisqu'il fait sonner les cloches de la cathédrale, annonçant ainsi au Procureur qu'il est temps pour elle de rejoindre au plus vite le Tribunal où elle doit requérir. Elle se tourne donc vers Clélie, salue l'assemblée puis, sur un sourire ironique à son irrascible époux...


" - Honorable Juge, tu entends les cloches ? Le devoir nous appelle, nous nous retrouverons à la salle du Tribunal ! La bonne soirée à tous ! Messire mon époux, je vous salue et bonne chance dans votre recherche de ce chien d'Artadorus, prenez néanmoins garde à lui, les bâtons sont plus longs que votre dague aussi richement ornée soit elle ! "

Sans attendre de réponse ni des unes, ni des autres, la Procureur se dirige vers la porte qui doit trembler, si tant est qu'elle le puisse encore en la voyant arriver et ne fait aucune difficulté pour s'ouvrir sous la main ferme et décidée de la jeune femme qui sort en marmonnant
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Clélie
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Message Posté le : Mer 1 Aoû - 20:47 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Acte II : Disparition



Scène 1 : Ondine, Artadorus



[Devant la taverne]

Ondine

" - Me demande bien ce que j'ai pu faire pour plaire à un tel idiot que ce brigand là... Je suis tranquille, il doit être loin d'ici et mon Chaton ne risque pas grand chose à le chercher..."


Artadorus

Artadorus avait enfilé son mantel le plus crasseu, caché sous une capuche et assis au sol, on ne pouvait que le prendre pour un mendiant, il avait même forcé la simulation en plaçant une petite écuelle devant lui, ainsi il ne risquait point d'attirer l'attention.. l'odeur, les vêtements, tout y était, et lui permettait d'écouter tranquillement ce qui se passait dans la taverne de sa belle ondine..

Installé dans une petite ruelle jouxtant l'aligot, de son oreille aguerit et à moitié bouchée par le pu, il écoutait Ondine, sa belle et tendre ondine, se disputer avec son futur ex époux, Bros... Artadorus se délectait de cette dispute.. bientot sa belle ondine célibataire ne verra plus que pour ses yeux, mais quand, telle est la question..

Il leva les yeux entendant la porte de la taverne s'ouvrir, il reconnut de suite sa Ondine ! sa belle ondine !! elle était là proche de lui, si proche...

Artadorus vit la porte se refermer derrière sa promise, il jeta un regard discret dans la rue, point de passants, la tentation était forte, si forte, artadorus vit une pierre a ses cotés, il la glissa sous son mantel..

M'dame, siouplé, une ptite pièce pour manger m'dame

Ondine s'avança, s'abaissant pour y déposer un écu, artadorus tenit fermement la pierre et d'un geste ample il frappa ondine à l'arrière du crane..

Assomée, la jeune dame s'écroula au sol, retenu par artadorus pour faire le moins de bruit que possible..

La pierre resta sur le sol, une légère tache de sang l'habillait...

Artadorus enfila une vieille loque sur ondine et la porta jusqu'à sa chariotte à quelques pas de la ruelle, il la porta tant bien que mal et la jeta à l'arrière, elle semblait respirer correctement, artadorus la cacha rapidement sous des loques, jeta un regard à l'horizon vérifiant qu'aucun badaud n'avait pu le surprendre, puis s'installa sur son cheval et quitta lentement le village, tête basse, il était en sueur, son coeur semblait battre au point d'exploser, sa ondine, elle était là ! juste près de lui !! il fallait vite trouver un lieu isolé, ou ficeler sa belle, juste le temps qu'elle soit envahie par l'amour se dit il..



Ondine

Ondine sort marmonante. Tiens encore un de ces mendiants. Ils savent bien où installer leur écuelle pour recevoir quelques pièces. Celui-ci n'hésite pas à réclamer.

M'dame, siouplé, une ptite pièce pour manger m'dame

La Procureur met la main à son escarcelle, en sort un écu et se penche pour le déposer.... Un éclair de douleur lui traverse la tête. Elle s'écroule, inconsciente.

...

Des cahots quand la charette se met en branle, mal partout, un bref moment de conscience mais la douleur à l'arrière de la tête est forte, l'endroit où elle se trouve empeste ; la jeune femme tente de remuer sans grand succès, simplement les chiffons crasseux qui la recouvraient glissent suffisamment pour découvrir un pan de sa robe... Et le trou noir à nouveau.

A grands fracas, la chariotte s'emballe transportant la belle évanouie
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Clélie
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Message Posté le : Mer 1 Aoû - 21:16 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 2 : Bros, Clélie, Ujio, Bettym, Beths



[Dans le taverne]


Bros

Il était furibond, et n'apprécia nullement le ton doucement moqueur de son épouse à sa sortie. Il se tourna vers Maurin. Une bière fraîche lui aurait fait le plus grand bien... Mais ce n'était pas le moment. Le besoin de voir du sang couler lui sembla plus impérieux. Le fait qu'il ne se soit jamais réellement battu ne lui apparut pas comme un problème en soi.

Il fit le tour de la pièce du regard ; les conversations peinaient à reprendre leur entrain précédent. Il sortit alors sa dague de son fourreau, et la brandit dans un geste à la fois malhabile et déterminé, avant de se diriger vers la sortie en lançant un tonitruant :


Qui m'aime me suive, maintenant !!!


Clélie

Clélie avait à peine eu le temps de réaliser véritablement ce qui se passait entre les deux époux. Ondine partit dans un souffle avant qu'elle n'ait eu le temps de lui répondre et voilà que Bros se mettait en tête d'égorger quiconque en voudrait à son honneur de baron.
Alors qu'il se dirigeait vers la porte en lançant un appel tonitruant, la dague maladroitement tenue en main, la jeune femme se leva d'un bond et se précipita vers lui, le retenant par le bras. Elle le retourna vivement face à elle, plantant son regard déterminé dans le sien.


Aurais-tu perdu l'esprit ? Que comptes-tu faire avec cette dague ? Je veux bien comprendre ta colère, mais ce n'est pas en courant les rues de Clermont , vociférant ainsi, que tu vengeras l'affront. D'ailleurs, sais-tu même où trouver ce maraud ? Voilà bien longtemps qu'on ne l'a point vu. Pour sûr, il se cache bien le vil ! Avant de te lancer à sa poursuite comme un dératé, il faut trouver où il se terre et, ni tes cris, ni ta dague ne t'y aideront. D'ailleurs, il serait bon que tu remette cette arme en place. Tu m'as habituée à plus de sang froid et d'intelligence dans tes actions. Ondine est partie au tribunal pour l'heure et toi tu devrais réfléchir au moyen de débusquer l'auteur de ces déclarations abjectes.

Clélie regardait toujours Bros. Elle n'avait jamais vu son parrain dans pareille fureur, gouverné seulement par sa rage et incapable de retrouver son habituelle sérénité. Elle craignait toujours une réaction violente, malgré sa tentative d'apaiser des nerfs mis à rude épreuve.


Ujio

Assis dans un coin, Ujio buvait sa bière, l esprit ailleur, ne se préocupant pas de se qui se passait dans la taverne..
Il avait bien reconnu plusieurs personnes, mais cela faisait si longtemps qu il ne les avaient pas vu, il ne se sentait pas le courage d aller les deranger, surtout que les esprits avaient l air de s'echauffer..
Il reconnu le Sieur Bros, qui semblait préoccupé, il tendit l oreille..
Il était apparement question de venger son honneur..
Un principe sur lequel le chevalier n 'aurait pu etre plus d'accord..
Quand le Sieur Bros leva sa dague, le Chevalier se leva, se redressant de toute sa hauteur..
Sa longue et lourde chape blanche retournée fit du bruit en touchant le sol, mais moins que le bruit de son armure, ou que le son de ses bottes qui frappaient le sol.
Il s'approcha du Sieur bros..


Monsieur le baron, selon ma devise, Mon honneur est ma vie, que nul ne puisse le contester.
Il est donc normal de vous aider a retrouver le votre, si il a été bafoué.


Puis degainant une longue et lourde épée, encore marqué du Temple

Je suis avec vous...
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Clélie
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Message Posté le : Mer 1 Aoû - 21:25 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 3 : Johtaja, Bros, Clélie, Ujio, Bettym, Beths, Ophéliane



[Dans la taverne]

Johtaja

Y revenir dans quelques jours ?... A quoi bon.
Faire le tour du Duché pour visiter chaque village ?... ça semblait déjà mieux mais, cela demandait une organisation assez importante
Alors quoi ? Laisser la filière ovine ainsi ?... Pfff, il n’en était pas question !

La tête harcelée par des réflexions interminables, Johtaja s’avançait d’un pas décidé en direction de la taverne de l’Aligot Brûlant.
C’était la première fois qu’il venait sur la place commune du Duché et il comptait bien en profiter pour découvrir ce refuge qui était le leur.

Sa marche était empressée, tant et si bien qu’en déboulant rapidement de la ruelle qu’il remontait, il manqua de percuter un cheval tirant une chariotte. Apeuré, il sortit aussitôt de ses songes et lança un sombre regard au charretier comme si le malheureux avait pu y être pour quelque chose.
L’homme en question tourna instantanément sa tête vers Johtaja et afficha un regard démesurément angoissé. Il avait l’air d’avoir eu bien plus peur que lui.
Johtaja devint plus compréhensif et ôta toute marque de colère de ses yeux, attendant les excuses qui n’allaient pas manquée de bientôt sortir de la bouche du charretier.
Pourtant, il n’en fût rien.
Etrangement, l’homme continua sa route comme s’il n’avait pas remarqué l’incident qui venait de manquer de se produire.
Johtaja n’en crût tout simplement pas ses yeux.
Incapable de réagir devant pareil comportement, c’est en spectateur qu’il vit la chariotte lui passer devant.
Une couleur attira son attention. Un morceau de tissu qui ressemblait trait pour trait à une robe qu’il avait confectionné. Son propriétaire l’aurait revendu ? Cela n’était pas plausible, il savait exactement à qui il avait vendu ce vêtement. Et il était presque persuadé que son amie qui ne lui disait que du bien de ses ouvrages, n’aurait pas fait une telle chose.
Il regarda s’éloigner la chariotte sur la route de Montpensier et reprit sa route vers l’Aligot qui n’était plus qu’à deux pas.

L’enseigne était là, juste au dessus de sa tête.
Sans plus attendre, il poussa la lourde porte.
Que de monde en ces lieux. Plusieurs de ses amis se trouvaient assis aux différentes tablées. Seuls Bros et Clélie étaient debout au centre de la taverne ainsi qu’un chevalier qu’il ne connaissait pas.


"Bonjour tous le monde ! Comment allez vous ?"

Il chercha immédiatement Ondine des yeux pour lui demander ce qu’elle avait fait de sa robe, mais ne la trouva pas.

"Tiens, Ondine n’est pas là ! J’ai croisé sa robe pourtant…"

Un large sourire se dessina sur son visage, il était déjà d’humeur plus joyeuse.
Passant à coté de Bros, il arriva devant le comptoir derrière lequel se trouvait celui dont il avait souvent entendu parlé sans jamais le rencontrer.


"Messire Maurin je suppose ?... Enchanté, Johtaja. Pourriez-vous me remplir une chopine prestement je vous prie. J’ai grand soif."


Clélie

Comme Clélie attendait une réaction de Bros, autre que celle dont il leur avait donné le spectacle, un homme de haute stature sortit de l'ombre où se trouvait sa table et s'approcha d'eux. Il avait visiblement suivi avec attention la scène qui venait de se produire et se présentait à Bros, l'épée à la main, prêt à lui porter assistance dans sa folle quête.

Clélie tenta une nouvelle fois de calmer l'ardeur de ces hommes.

Allons, Bros, et vous sieur ... sieur ... dont je ne connais pas le nom, laissez là pour l'instant dague et épée et tentez d'abord de ...

La jeune femme fut interrompue par l'entrée joyeuse de son ami berger. Elle le regarda se diriger prestement vers le comptoir derrière lequel Maurin s'était réfugié, attendant que l'orage conjugal passe. Mais surtout elle l'entendit, parlant sur le ton de la plaisanterie.

"Bonjour tous le monde ! Comment allez vous ? Tiens, Ondine n’est pas là ! J’ai croisé sa robe pourtant…"

Laissant pour un temps Bros et sa dague en compagnie de l'homme à l'épée, Clélie rejoignit Johtaja au comptoir.

Que dis-tu là ? Ondine est au tribunal en ce moment ... Tu as croisé la robe d'Ondine ? Mais vous êtes tous tombés sur la tête aujourd'hui ? Je te préviens, Bros n'est pas d'humeur à plaisanter sur tout ce qui touche de près ou de loin à son épouse.


Bros

On l'avait arrêté dans son mouvement ; et il se trouva subitement nez à nez avec Clélie, les yeux haineux :

Aurais-tu perdu l'esprit ? Que comptes-tu faire avec cette dague ? Je veux bien comprendre ta colère, mais ce n'est pas en courant les rues de Clermont , vociférant ainsi, que tu vengeras... Blablabla... ...il faut trouver où il se terre et, ni tes cris, ni ta dague ne t'y aideront. D'ailleurs, il serait bon que tu remette cette arme en place. Tu m'as habituée... Blablabla... ...et toi tu devrais réfléchir au moyen de débusquer l'auteur de ces déclarations abjectes.

Il venait de se faire gronder comme un gamin, là ; il ne rêvait pas. Il venait de se faire réprimander comme le premier morveux venu.
Inspiration longue et profonde. Devrait-il forcer le passage, ou bien user de diplomatie avec sa filleule ? C'est en y réfléchissant, tête baissée et yeux mi-clos, qu'il entendit une voix presque venue d'une autre époque :


Monsieur le baron, selon ma devise, Mon honneur est ma vie, que nul ne puisse le contester.
Il est donc normal de vous aider a retrouver le votre, si il a été bafoué.
Je suis avec vous...


Ujio ? Etait-ce possible qu'il ait pu se trouver ici sans qu'il ne s'en rende compte ? Sûrement... Toujours est-il qu'il ne put réprimer un léger sourire en entendant le bruit d'une épée que l'on extirpe de son fourreau ; le doux son... Il se dégagea doucement de l'emprise de Clélie, se tournant vers Ujio.

Je suis bien aise d'entendre à nouveau cette voix, Chevalier... Effectivement, l'honneur de ma famille a été bafoué par un voleur de poules, et je ne compte pas laisser cet affront impuni. Je serai ravi de vous compter parmi les miens...

Un large sourire, qui n'avait rien d'amical, vint se dessiner alors sur ses lèvres. Johtaja fit son entrée alors qu'il allait pour saluer plus conformément aux usages Ujio.

Tiens, Ondine n’est pas là ! J’ai croisé sa robe pourtant…

Il ouvrit de grands yeux. Il ne saisissait pas vraiment la portée de cette phrase. Il avait beau la tourner et la retourner dans tous les sens... Croiser sa robe ?!? Cela... Naaaan... Pas Joh, tout de même...

Il songea à l'attraper par le col alors qu'il passa juste à côté de lui ; et puis, il n'en fit rien, se contentant de se retourner pour observer attentivement le mystérieux berger commandant tranquillement sa bière ; l'oeil noir. Il attendit, intrigué, la réponse à la question que venait de poser Clélie, aquiescant de la tête à ses derniers mots.



Johtaja

Le tavernier acquiesça ses dires d’un hochement de tête. Une chopine vint rapidement trouver sa place entre les mains du berger. Clélie s’approcha, attirant en même temps le regard de Johtaja.

Que dis-tu là ? Ondine est au tribunal en ce moment ... Tu as croisé la robe d'Ondine ? Mais vous êtes tous tombés sur la tête aujourd'hui ? Je te préviens, Bros n'est pas d'humeur à plaisanter sur tout ce qui touche de près ou de loin à son épouse.

Ah bon ?? Et pourquoi ça Bro…

En se retournant vers Bros qui lui faisait dos, il remarqua l’air agitée et le visage sombre de ce dernier. Il n’eut pas besoin de plus de faits pour comprendre que quelque chose clochait. La sagesse et le calme de Bros ne pouvaient pas avoir disparu pour une simple broutille.
Johtaja refit face à Clélie et tenta du mieux qu’il le pouvait de lui expliquer la raison de sa plaisanterie.


Bon bon… En fait, en partant de l’estrade où je faisais un discours pour la CEO, je me suis dirigé vers l’Aligot pour venir vous trouver.
A l’angle de la ruelle, là-bas, j’ai failli rentrer en collision avec un cheval qui tirait une chariotte…d’ailleurs, son propriétaire ne s’est même pas excusé…mais passons.
Quand la chariotte est passée devant moi, j’ai vu un morceau de robe qui ressemblait à celle que j’avais confectionné pour Ondine. Vous savez, la robe blanche avec une plus légère en dessous, couleur vert d’eau… vu les coutures, j’aurais même juré que c’était celle là… mais bon, Ondine doit sûrement l’avoir sur elle ou chez elle.
Enfin, c’est pour ça que j’ai dit que j’avais croisé sa robe quoi.


Il regarda sa chope plus assoiffée que jamais. Avant de la porter à ses lèvres, il demanda :

Et qu’est ce qui se passe ici ? Vous semblez tous si tendus…


Ophéliane

La jeune femme resta assise et concentrée sur sa bière pour en boire une gorgée à chaque allée venue... Autant dire qu'elle l'avait bientôt finie. Qu'avait-on besoin de s'agiter ainsi ? Amant ou pas amant, qu'elle préoccupation vitale... Les robes circulent seules, bien, elle n'aurait jamais penser à inventer une chose pareille. L'autre qui veut se jeter dehors pour combattre alors qu'elle est sûre qu'elle même saurait mieux le faire. Un berger qui fait de l'humour, un homme en armure qui prône l'honneur à tout va... Effectivement, l'auberge est vivante au moins.

Elle se leva doucement, les laissant discourir chacun leur tour. Chariotte, robe qu'Ondine portait avant de sortir d'ici, Artadorus, un puant de première espèce et idiot avec ça... Seulement, par où serait-il partit ? Tout à sa réflexion, elle déposa l'enfant dans les bras de Bettym puis se dirigea vers la sortie.


-"Bon je vais me changer et on y va ? Je veux pas dire mais si tu veux occire, chercher puis poursuivre un possible amant, c'est pas dans trois jours qu'il faut s'y mettre..."


La voix d'Opheliane était comme à son habitude, posé mais ironique. Pas besoin de s'agiter ainsi, il suffisait d'y aller au lieu de discuter... Elle posa sa main sur le loquet et attendit la réaction des autres.


Bettym

Bettym, voyant la rage que dégageait Bros à son arrivée, l'incita à se faire toute petite. Elle n'aimait pas les scènes de ménage et savait par expérience que si on s'en mêlait c'était pire. Elle attendit donc que l'orage passe et fit une petite grimace en direction de Dame Beths qui ne semblait pas trop comprendre cette agitation. Elle lui chuchota...

Quand je vous disais que c'était vivant, je ne pensais pas à ça du tout...

Ondine partit laissant Bros, perplexe dans un premier temps puis vindicatif... Clélie essaya de le remettre dans le droit chemin alors qu'un chevalier, lui incitait à la vengence pour l'honneur du Baron.

Quand Johtaja entra dans la taverne et fit de l'humour, Bettym ne put s'empêcher de penser qu'il avait le don de mettre de l'huile sur le feu... Elle n'eut pas le temps de réagir que Clélie l'interrogea... Il expliqua ce qu'il voulut dire...

Et qu’est ce qui se passe ici ? Vous semblez tous si tendus…

Bettym restait toujours assise à la table en compagnie de Dame Beths et Ophéliane mais tenta une explication.

En fait... euh... comment dire ? Dame Ondine a eu droit à des déclarations... Elle regardait Bros un peu effrayée de sa réaction mais continua qui ont été affichées sur le panneau du porte parole... Et tu es arrivé juste après une explication... disons... plutôt houleuse. Ondine est sortie et Bros... cherche à sauver son honneur. Et maintenant toi, qui annonce que tu as vu la robe de la Procureur...

Ce fut à ce moment, qu'Ophéliane se leva et laissa Phoebus dans les bras de Bettym, cette dernière en fut toute bouleversée. Elle regarda désemparée la mère...

Mais... Ophéliane, que veux-tu que je fasse de ton bout'chou ? Tu ne vas pas partir comme ça en me le laissant j'espère ! Je ne me suis jamais occupée d'enfants...

Elle espérait qu'Ophéliane change d'avis... Puis elle repensa aux indications que Johtaja avait donné sur les effets de Ondine, elle posa le petit sur ses genoux, regarda l'assistance et fit part de sa réflexion, son métier reprenait le dessus face à la situation...

En effet, Ondine était vêtue de la sorte... Mais tu es sûr qu'il n'y a pas deux identiques ? Car si tel est le cas, il est fort probable que tu es croisé Ondine... Elle ne pouvait croire que le Procureur ne soit allée au tribunal. Elle était trop consciencieuse pour laisser son travail en suspens. A moins que... non ce ne pouvait être possible, pensa-t-elle. Elle fronça les sourcils à cette idée.Tu disais que cette robe était sur une charriotte ? C'est bien ça ?
Je ne voudrais pas vous alarmer mais il serait peut-être plus sûr de voir si Ondine est bien arrivée au tribunal car là... je commence à douter un peu.
Qu'en pensez-vous ?



Bros

Il avait attaqué avec méthode l'ongle du pouce de sa main gauche. C'était comme si tout ce qu'il avait entendu glissait maintenant sur lui. En réalité, la colère qui le guidait depuis quelques minutes s'était refroidie. Toute son intelligence était fixée sur la manière dont il pourrait laver ce qui avait été sali, et il se persuadait que le sang était un excellent détachant...

La robe d'Ondine sur une carriolle, donc. Voui voui. Et pendant qu'on y était, pourquoi ne pas imaginer qu'elle était juste partie faire un petit tour en amoureux avec Artadorus, au lieu d'aller au Tribunal ? Il retint un ricanement cruel.

Un court silence s'installa après que Bettym eut prit la parole :


Le Baron enchaîna alors :

Je pense que tout ceci n'a ni queue, ni tête. Je vous parle d'honneur baffoué et de justice, vous me répondez robe baladeuse. Je vais vous dire, moi...

Il caressa la lame de sa dague finement sertie. Il se prenait de plus en plus sérieusement au jeu.

... dès maintenant, nous allons nous mettre en quête de ce porc mal dégrossi, et je n'aurai pour ma part nulle relâche tant que je n'aurai pas tranché... enfin, tant qu'on ne lui aura pas clairement signifié la malséance de son comportement.
Ujio, Ophéliane, je propose que nous entamions dès à présent une tournée de toutes les tavernes des environs ; l'abject ne peut pas être loin, et sûrement en train de cuver quelque beuverie homérique...


Il lança un regard déterminé à ses deux compagnons. D'un signe de tête, il fit comprendre à Ophéliane qu'elle pouvait déverrouiller le loquet. Il sortit.


Ujio

Dans les yeux du chevalier, point de haine, ou de demande de vengeance.. juste la volonté de rendre a un homme son droit le plus élémentaire..Son honneur.
Un homme rentra, apparement porteur de mauvaises nouvelles pour l assemblée..
Quand bros sortis, lui demandant de le rejoindre, Ujio s inclina, rengaina son épée, et commenca à lui emboiter le pas..
Avancant vers la porte, il se retourna et s adressa a la femme qui avait tenté de les calmer..


Ne vous en faites pas ma dame..
Cet épée est l instrument de Dieu, son bras droit pour frapper les mauvais et les coupables..
mais elle est egalement la plume, qui signe les traités de paix pour la gloire du Seigneur, et la prosperité des Hommes..
Elle servira a confondre le coupable, et le chatier si c'est necessaire, mais surtout a proteger le baron contre les démons qui lui ont manqué de respect..
Pas d'effusion de sang, sauf si c'est strictement necessaire.. Je vous donne ma parole..
La vérité triomphera, et ca sera sous la forme d'un agneau repandant le juste chatiment, non sous la forme d un Seigneur de Guerre apportant la mort..
Ne vous inquietez pas, il n arrivra rien au Baron, je m en porte garant..


ceci dit, il pris le chemin de la sortie


Clélie

Les explications de johtaja éclairèrent un peu plus l’assistance sur cette fameuse robe d’Ondine qu’il avait « croisée ». Clélie eut la même réflexion que Bettym, tout cela l’intriguait.
Cependant, les paroles de Johtaja et de Bettym ne marquèrent pas particulièrement Bros qui semblait toujours aussi décidé à retrouver le rustre qui avait osé déclarer sa flamme à son épouse. Il semblait toutefois avoir retrouvé son calme, mais sur son visage on pouvait lire l’assurance froide de l’homme qui ne songe qu’à venger un honneur blessé. Bros était plus que jamais décidé et, c’est suivi d’Ujio et d’Ophéliane qu’il sortit de la taverne.

Clélie posa un instant son regard soucieux et interrogateur sur ses amis, passant de Johtaja à Bettym.


Tu as raison Bettym. Sans doute notre inquiétude n’est pas fondée, mais autant vérifier. Je vais aller au tribunal pour m’assurer qu’Ondine s’y trouve bien.

Clélie nota que sur le visage de Johtaja un rictus traduisant une angoisse naissante à la perspective qu’un malheur soit arrivé à la baronne.

Ne t’inquiète pas Joh’, je suis sûre que je la trouverai, confortablement installée à son bureau, le nez dans les parchemins. Et bientôt, nous rirons de tout cela.

Elle adressa un grand sourire à son ami, puis se tourna vers Maurin.

Maurin, il me faut un cheval !

Le tavernier eut peine à retenir une moue moqueuse, que Clélie remarqua sans peine. Elle le fixa d’un regard noir.

Oh ! Dites ! Ce n’est pas le moment de plaisanter, hein ! Certes, je ne suis qu’une piètre cavalière, je n’aime pas les chevaux et ils me le rendent bien, mais tout de même ! Je sais encore tenir sur un canasson. Allez, vite ! Pas de temps à perdre !

Le tavernier ne contesta pas davantage et conduisit Clélie à l’écurie, derrière la taverne. Il sella son cheval et aida la jeune juge à le monter. Sans attendre elle talonna le flanc de sa monture et le lança au galop dans les rues de Clermont jusqu’au tribunal.
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Clélie
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Message Posté le : Mer 1 Aoû - 21:48 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Scène 4 : Bros, Ujio, Ophéliane, Clélie



[Devant la taverne]

Bros

Les rues étaient paisibles, c'était un beau début de soirée. Les étoiles naissantes, pas plus que le chant langoureux des premiers oiseaux de nuit, ne purent toutefois apaiser sa morbidité. Attendant les autres, il jeta un regard en direction du Palais de Justice où sa belle rousse devait s'affairer à l'heure actuelle. Démangeaison ; il se baissa pour se gratter à son aise le mollet...

Son oeil s'arrêta alors sur une étrange pierre ; étrange, non pas par sa forme ou par sa composition, mais...
Il chassa instantanément l'horrible idée de son esprit, blêmissant malgré lui. Poids sur la poitrine.



Opheliane

Opheliane fit semblant de ne pas entendre la révolte et la détresse de Bettym. Elle pouvait pas faire ce qu'elle voulait avec un enfant dans les bras donc non... Elle écouta plutôt la décision du baron et ouvrit la porte pour le laisser passer ainsi que l'armure vivante puis sortit à son tour. Par contre, elle pourrait pas faire cette recherche en robe... hors de question. Elle leva les yeux au ciel en écoutant le fameux chevalier, comment il s'appelait déjà ? Ah oui Ujio, mais préféra ne rien dire. Tandis que Bros semblait passionné par une pierre au sol, elle s'approcha de lui.

-"Tu fais la collection maintenant ? C'est pas vraiment le moment dit ! Bon, je vais me changer, je dois avoir ce qu'il faut dans les sacoches sur mon cheval mais il faut que j'aille le chercher dans une rue, pas très loin. On se retrouve où ?"



Bros

Il leva la tête instinctivement vers Ophéliane lorsqu'elle vint lui parler. Il en était encore à essayer de faire s'imbriquer toutes les informations dont il disposait ; en vain. Il la regardait, mais ne l'écoutait pas. Il bégaya, d'une voix faible et glacée :

Il... il y a... il y a... du sang sur cette pierre...

Et c'était un vrai souci, il le pressentait.


Clélie

[Au tribunal]

Le cheval stoppa devant le parvis du tribunal. Clélie, à la fois heureuse et étonnée de ne pas avoir été désarçonnée durant sa course, descendit à bas de l’animal et gravit quatre à quatre les marches qui menaient à l’entrée du bâtiment. Elle passa devant les gardes comme une flèche et fila droit vers le bureau de la procureur. Sans prendre la peine de s’annoncer, elle ouvrit à grande volée la porte et découvrit, stupéfaite, une pièce silencieuse et vide ! Qu’à cela ne tienne, elle prit la porte dérobée qui menait au prétoire, sans doute la trouverait-elle là. Peine perdue, la salle ne comptait pas âme qui vive.
Tentant de calmer son angoisse grandissante, Clélie revint dans le grand hall et avisa les deux gardes en faction.


Eh ! Vous ! Dites-moi, auriez-vous vu Madame le procureur ? Elle devrait être ici et je ne la trouve pas.

Les deux gardes hochèrent la tête négativement.

Etes-vous sûrs ? C’est fort curieux, elle-même m’a dit il y a peu qu’elle se rendait en son bureau.

Madame le juge, répondit l’un des deux en montrant l’entrée, nous pouvons vous assurer que la baronne de Villemontée n’a pas franchi ces portes. Nous sommes de faction depuis tôt ce matin et n’avons pas quitté notre poste.

Le visage de Clélie blêmit. Mais où était-elle passée ? Sans faire plus de cas de ses interlocuteurs, la jeune femme se précipita à l’extérieur et remonta sur son cheval. Il lui fallait prévenir Bros. Le cheval, bien docile, une fois n’est pas coutume, s’élança et ce fut de nouveau une cavalcade périlleuse jusqu’à la taverne de Maurin.


[Devant la taverne]

Clélie fut soulagée de constater que Bros était toujours devant l’Aligot. Il semblait fixer le sol, mais elle ne s’interrogea pas plus avant sur cette posture. Sans descendre de sa monture, elle interpella son parrain.

Bros ! Je reviens à l’instant du tribunal, Ondine n’y est pas ! Tu m’entends ? Aucune trace d’elle, les gardes ne l’ont jamais vue entrer !

Bros avait relevé la tête à son appel. Il était pâle, le visage marqué par une sourde inquiétude.


Bros

Il leva la tête vers Clélie. Il semblait calme. Trop calme. En lui montrant la pierre, il lui dit froidement :

Tiens, regarde ; le sang a à peine commencé à sécher... Et ça... regarde...

En se redressant, dans un lent mouvement, il lui présenta sa paume.

C'était accroché à la pierre...

A l'intérieur de sa main se trouvaient quelques longs cheveux ; roux, bien entendu.

Le chien galeux qui a fait ça n'a pas dû y aller de main morte...

Il semblait sur le point de craquer en disant cela ; maintenant, le fil des événements lui apparaissait clairement, et il pouvait visualiser la scène ; d'ailleurs, son esprit ne s'en privait pas, à son grand déplaisir.
Il semblait sur le point de craquer, mais il ne le ferait pas. Car il savait qu'il y avait une chance qu'Ondine fut en bonne santé et qu'on puisse la sauver ; et cette chance, eût-elle été infime, il l'aurait saisi sans hésiter.

La robe. La chariotte. Johtaja.

D'un bond, il s'engouffra à nouveau à l'intérieur de l'Aligot, à la grande surprise de ceux qui étaient restés dans la taverne. Il se précipita sur Joh, l'attrapant nerveusement par la chemise.


Johtaja, la cariolle ! L'attelage que tu as croisé, en arrivant... Par où allait-il ? Où se dirigeait-il ? Parle, parle !!!

Il le secoua un peu, impatient d'obtenir ses réponses.


Johtaja

Du mouvement dans la taverne… Puis, Bettym qui lui répond.
Le berger repose sa chope. Quelle impolitesse que de boire pendant qu’on nous parle.


En effet, Ondine était vêtue de la sorte... Mais tu es sûr qu'il n'y a pas deux identiques ? Car si tel est le cas, il est fort probable que tu es croisé Ondine...

"Oh, il y en a peut être une autre identique mais ça m’étonne tout de même. J’avais spécialement utilisé de la laine d’agneau en plus de la deuxième tonte pour que sa robe soit plus douce. Et je suis sûr que la robe que j’ai vue était faite des deux laines…"

Tu disais que cette robe était sur une chariote ? C'est bien ça ?

D’un signe de tête, il acquiesça.

Je ne voudrais pas vous alarmer mais il serait peut-être plus sûr de voir si Ondine est bien arrivée au tribunal car là... je commence à douter un peu.
Qu'en pensez-vous ?


Johtaja ne répondit pas à la fin de la remarque de Bettym qui, après tout, ne lui était pas seulement destinée. Ondine était au tribunal et un tisserand avait confectionné une robe similaire à la sienne, voilà tout. Il essayait du moins de s’en persuader sentant un léger doute l’envahir.
Doucement, il souleva sa chopine mais la reposa aussitôt, sursautant à moitié en entendant Bros parler assez nerveusement. Johtaja se retourna pour voir son ami sortir, suivi de Ophéliane et de ce que l’on pourrait appeler le plus simplement du monde, une armure.
Il se tourna et porta à nouveau sa chopine à ses lèvres. Il pensait enfin pouvoir mettre fin à l’aridité de sa bouche mais c’était sans compter sur Clélie. La lueur d’incertitude qui était passée dans les yeux du berger n’avait pas manquée d’attirer son attention. La chope retrouva sa place sur le comptoir.


Ne t’inquiète pas Joh’, je suis sûre que je la trouverai, confortablement installée à son bureau, le nez dans les parchemins. Et bientôt, nous rirons de tout cela.

Après quoi, la jeune femme demanda un cheval à Maurin, et tout deux quittèrent la taverne.
Enfin seuls ! Chopine et berger se regardèrent langoureusement durant un long moment. On aurait dit deux amants persuadés que bientôt ils pourraient se donner l’un à l’autre. Johtaja prit tout son temps à contempler celle qui serait bientôt sienne. Il la souleva dans un geste remplit de délicatesse et de virilité. Sa main faisait le tour complet de ses formes. Lentement, il la porta à ses lèvres. Puis, n’y tenant plus, il la renversa enfin...
L’acte aurait pu durer plus longtemps s’il n’y avait pas eu cette entrée fracassante de Bros.
Ne voulant pas lâcher celle qu’il attendait depuis si longtemps, Johtaja se contenta de tourner les yeux dans la direction du nouvel arrivant. Peine perdue, Bros venait de le cramponner à la chemise l’obligeant à reposer sa promise sur le comptoir pour lui assurer une protection temporaire tout du moins. Pourtant, sous la secousse, la pauvre chopine glissa et se renversa à terre.


Johtaja, la cariolle ! L'attelage que tu as croisé, en arrivant... Par où allait-il ? Où se dirigeait-il ? Parle, parle !!!

Le berger ne comprenant pas trop ce qu’il lui arrivait, posa aussitôt ses mains sur les bras de son ami qui l’étreignaient. Il tira dessus pour lui faire lâcher prise tout en commençant calmement.

"Bros....Bros...Bros................BROS OH !!"

En criant, il avait tiré plus violement sur les bras du Baron et était parvenu à se défaire de son étreinte.

"Bon, on se calme si tu veux bien ! Excuse-moi de te parler ainsi, mais ton cœur semble prendre le dessus sur ta tête et en pareille circonstance, c’est loin d’être bon."

Johtaja rajusta sa chemise et regarda Bros d’un regard franc et direct.

"L’attelage que j’ai croisé est parti en direction de Montpensier. Il avait passé la dernière maison du coin quand je me suis retourné pour venir ici.
Explique moi maintenant pourquoi tu rentres ainsi et viens me…"


Tout en demandant une explication, Johtaja s’était accroupi pour ramasser la chopine tombée. En se relevant, ses yeux avaient croisés un objet que Bros tenait en main. Une pierre tâchée de sang. Le berger prit la main du Baron pour y voir de plus près.
Ce qu’il y découvrit lui glaça le sang. Des cheveux roux se trouvaient collés par le sang.


"C’est quoi ça ?? C’était où ?"

Ses yeux se relevèrent vers Bros qui le regardait avec cet air toujours aussi énervé. Les deux hommes qui venaient de s’accrocher quelques instants auparavant, semblaient désormais envahit par le même désir. Sans plus attendre, Johtaja passa à coté de Bros et se dirigea vers la porte de la taverne.

"Bon, il faut que Clélie revienne vite nous dire si Ondine est bien arrivé au Tribunal… Si ça se trouve, on se fait du souci pour rien…"

Le berger se retourna vers Bros qui lui faisait toujours dos.

"Et si elle n’y est pas… Alors direction Montpensier, et au galop. Nous fouillerons chaque recoin du village s’il le faut mais nous retrouverons ce chien galeux, tu as ma parole, Bros !"


Bros

Montpensier... L'attelage avait pu arriver jusque là-bas, ou bien trouver refuge plus discret dans les bois environnants ; malgré les loups. Il frissonna légèrement...

Alors qu'il réfléchissait intensément, il réalisa que Johtaja s'adressait à lui. Il se tourna vers lui, lentement, alors qu'il parlait.


Bon, il faut que Clélie revienne vite nous dire si Ondine est bien arrivé au Tribunal… Si ça se trouve...

Ondine n'est pas au tribunal, et il y a fort à craindre qu'elle ait été attaquée par un brigand... Sans nul doute celui que tu auras croisé en arrivant ici.

Cette idée le rasséréna d'un coup. Son regard s'éveilla, et il s'adressa à ceux qui étaient encore présents d'une voix de stentor, en se dirigeant vers la sortie.

Tous ceux qui sont à cheval me suivent, direction Montpensier, sachant que le gredin peut être caché n'importe où... Avec les bois, ce ne sont pas les planques discrètes qui manquent. Il faudra faire vite et bien, mes amis.

Il poursuivit dehors.

Devant la taverne

Ophéliane, nous partons chasser sur la route qui mène à Montpensier... Tu ne seras pas de trop. Clélie... Tu veux bien aller prévenir quelqu'un... les autorités...

Surtout, ne pas se laisser happer par les idées noires. Celles qui disaient qu'il n'y arriverait pas, qu'on ne la retrouverait jamais... Son oeil traduisait-il bien sa détresse ? Fort heureusement, il n'était pas seul.

Peu après, un groupe de cavalier quitta la ville, direction Montpensier.
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Clélie
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Message Posté le : Mer 1 Aoû - 21:49 (2007)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ... Répondre en citant

Acte III : Au fond d'une grotte



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Message Posté le : Aujourd’hui à 08:54 (2018)    Sujet du message : La baronne et le sac à vin ...

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